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Deutsch
FÜNFUNDDREISSIGSTE LEKTION
TRENTE-CINQUIÈME LEÇON
1 Aussitôt installé dans ses quatre murs, on s'y trouve déjà à l'étroit !
La phrase indépendante ressemble à un appartement d'une pièce : malgré les efforts pour le meubler et pour le décorer d'objets de toutes sortes, il s'avère rapidement insuffisant pour une vie sociale un peu plus animée.
De même, la phrase principale, avec son verbe unique, ne dispose que de moyens limités pour assurer "la mise en relation" des différentes propositions d'un raisonnement complexe :
Es war schwer. - Ich verstand nichts. - Ich habe mich schnell an den Akzent gewöhnt. - Ich konnte mich mit ihnen verständigen.
Les liens existant entre ces propositions peuvent être clarifiés

— par l'intégration d'adverbes appropriés :
Zuerst war es schwer. - Ich verstand nämlich nichts. - Ich habe mich jedoch schnell an den Akzent gewöhnt. So konnte ich mich mit ihnen verständigen.
L'ensemble du "texte" reste néanmoins un enchaînement d'idées successives.

— par l'emploi de conjonctions :
Les conjonctions permettront l'intégration de ces énoncés successifs dans une même phrase pour en exprimer l'appartenance à un "seul et même mouvement de pensée".

Les conjonctions de coordination
Les conjonctions de coordination (und - oder - doch - aber - denn - sondern...) réalisent des "montages en série" de propositions (ou d'éléments) de même rang.
Elles jouent le rôle d'agents de liaison, d'intermédiaires. Elles restent extérieures aux propositions (ou éléments) qu'elles réunissent et n'ont donc aucune incidence sur l'organisation interne de celles-là (cf. la place du verbe !).
Zuerst war (2) es schwer, - denn ich verstand (2) nichts, - doch - ich hatte (2) mich bald an den Akzent gewöhnt - und - [ich] konnte (2) mich mit ihnen verständigen.

Les conjonctions de subordination
Les conjonctions de subordination (ex. : daß, weil, wenn...) créent un lien de dépendance bien plus intime et organique entre les propositions qu'elles associent, mais' elles imposent une structure syntaxique contraignante : celle de la phrase subordonnée, qui a pour signe caractéristique la position finale (F) du verbe conjugué (ou à l'infinitif pour les propositions à l'infinitif) :
Zuerst war (2) es sehr schwer, weil ich nichts verstand (F), doch ich hatte (2) mich bald an ihren Akzent gewöhnt, so daß ich mich mit ihnen verständigen konnte (F).
(Vous trouverez une liste exhaustive des conjonctions dans l'appendice grammatical.)

L'intégration d'une subordonnée peut se faire par d'autres moyens (que les conjonctions) :
— Les termes interrogatifs :
Niemand weiß (2) genau, wie er heißt (F), woher er kommt (F) und was er hier will (F)! = Personne ne sait exactement comment il s'appelle, d'où il vient et ce qu'il veut ici.
Tout terme interrogatif (was für ein..., welcher..., warum..., ob...) est susceptible d'introduire une subordonnée !

— Les pronoms relatifs :
Ich hatte (2) die Telefonnummer, die du mir gegeben hattest (F), leider auf dem Geldschein notiert, den ich in der Post, von der aus ich dich anrufen wollte (F), gewechselt habe (F) = J'avais noté le numéro que tu m'avais donné sur le billet que j'ai changé au bureau de poste d'où je voulais t'appeler.
Toute phrase relative est une subordonnée.

— Les propositions infinitives :
Statt hier zu spielen (F) sol/test (2) du, ohne eine Minute zu verlieren (F), endlich beginnen, deine Aufgaben zu machen (F) = Au lieu de jouer ici tu devrais, sans perdre une minute, commencer enfin à faire tes devoirs.
Introduit ou non par un subordonnant (um, ohne, (an)-statt), la proposition infinitive est une subordonnée : le verbe à l'infinitif (précédé de zu) se trouve donc toujours en position finale (F).
La subordonnée
Subordination ne signifie pas infériorité !

- La subordonnée apporte souvent une information essentielle. Dans ce cas, elle est placée le plus souvent en aval de "sa phrase de référence", "hors construction", c'est-à-dire après la position (F) :
Wir sind so deprimiert (F), weil man uns alles gestohlen hat = Nous sommes très (si) déprimés parce qu'on nous a tout volé.

— Elle peut simplement évoquer un "contexte", rappeler des données déjà connues. Dans ce cas, elle sera souvent placée en début de phrase :
Während wir dort waren (1), hat (2) man uns alles gestohlen (F).
Intégrée en amont de la position (F) de la phrase dont elle dépend, la subordonnée se comporte exactement comme un élément, quelle que soit sa longueur :
En début de phrase, elle comptera donc comme "premier élément" (1), qui, dans notre exemple, est suivi par le verbe conjugué (2), mais elle peut également être placée en "milieu de terrain" (..) lorsqu'elle n'est qu'un élément d'information secondaire :
Man hat uns, während wir weg waren, alles gestohlen.
Cette position en "milieu de terrain" est à utiliser avec précaution parce qu'elle perturbe "la synergie" entre les éléments de la phrase "d'accueil".
Toute subordonnée est séparée par une (des) virgule(s) de sa "phrase d'accueil" !

— La subordonnée, élément optionnel :
Une subordonnée est souvent un "élément optionnel" et la phrase "mère" pourrait, bien qu'"appauvrie", exister sans elle :
Wir sind deprimiert! [, weil man uns alles gestohlen hat.] Mais elle peut tout aussi bien en être un élément indispensable :

— La subordonnée, complément obligatoire :
Er erzählt überall, daß man ihnen alles gestohlen habe.
Ici, la subordonnée joue le rôle d'un complément obligatoire :
Er erzählt überall... (?) resterait une phrase inachevée, erzählen exigeant un élément indiquant "ce qu'on raconte" (sauf contexte particulier).

— La subordonnée sujet :
De la même façon, son rôle peut être celui du sujet d'une proposition :
Was du erzählst (sujet), interessiert mich nicht! (Deine Geschichte (sujet), interessiert mich nicht.)

Avis aux collectionneurs : voici quelques cas particuliers qui confirment la règle : "Il n'y a pas de règle sans exception" = Keine Regel ohne Ausnahme!

— La subordonnée "inversée" :
A la subordonné avec wenn (=. condition) se substitue souvent la "subordonnée inversée" :
Wenn er kommt (F), sind wir gerettet. — Kommt (1) er, (so) sind wir gerettet.
Wenn er gekommen wäre, wären wir gerettet worden. —
Wäre er gekommen, wären wir gerettet worden.


— La "subordonnée-sujet" :
Elle peut se "faire représenter par un homme de paille" (= es), lorsqu'on ne veut pas la laisser en position (1) :
Was du erzählst, (1) interessiert mich nicht.
— Es  interessiert mich nicht, was du erzählst!

Ce es n'a qu'une fonction formelle : occuper la place (1), lorsqu'on y place un autre élément, il disparaît complètement de la phrase :
Mich (1) interessiert nicht, was du erzählst!
— Les "mots-rappels" :
Lorsqu'une subordonnée se trouve placée au début de la phrase, elle compte comme "élément 1" et sera donc suivie par le verbe de la phrase dont elle dépend (s'il s'agit d'une phrase principale):
Wenn wir hier geblieben wären, (1) hätte (2) man uns nicht alles gestohlen.
Souvent (surtout dans la langue parlée), cette subordonnée placée en amont est "rappelée" par un mot-rappel, avant que la principale ne "démarre" :
Wenn wir hier geblieben wären, (1) - dann - hätte (2) man uns nicht alles gestohlen.
Als er nicht kam, (1) - da - haben (2) wir begonnen.

Was er gesagt hat, (1) - das - interessiert (2) uns nicht!

— Le trop-plein de verbes :
Le propre des verbes "à double infinitif" (verbes de modalité : müssen, wollen... mais parfois aussi des verbes tels que lassen, nicht brauchen, sehen, hören, fühlen, helfen) est de former (lorsqu'ils accompagnent d'autres verbes) un participe 2 qui ressemble comme son frère à l'infinitif : müssen, wollen,... lassen, sehen...
Le parfait (passé composé) de ces verbes produit donc des "conglomérats verbaux" du type :
 Ich habe leider nicht kommen können.
Wir haben ihn arbeiten sehen.

La transformation en subordonnée devrait donner :
Et tut mir leid, daß ich nicht kommen können habe (F)
ou Ich bin sicher, daß ich ihn arbeiten sehen habe (F)!
Ne trouvez-vous pas que cela ne sonne pas très bien ?
Les Allemands sont du même avis ! On dira donc :
Es tut mir leid, daß ich nicht habe kommen können:
Le verbe conjugué se mettra en tête de la séquence verbale :
Ich bin sicher, daß ich ihn habe arbeiten sehen!

— Un pour tous :
L'allemand peut introduire par une même conjonction plusieurs subordonnées ayant des sujets différents :
Obgleich ich keine Lust hatte, Inge müde war, und Paul sich krank fühlte, sind wir dann doch noch ausgegangen = Bien que je n'en avais pas envie, que Inge était fatiguée et que Paul se sentait malade, nous sommes quand même sortis.
Ne considérez pas ce chapitre comme une "leçon à apprendre" ! C'est une "trousse de premiers secours" en cas d'ennui avec les "subordonnées" !
 
2 Les Konjunktiv I et II
„Sein oder Nichtsein, das ist die Frage!"
(Être ou ne pas être, c'est la question) s'interroge Hamlet dans le drame de W. Shakespeare qui porte son nom.
La langue nous offre toute une série de nuances entre ces deux extrêmes de l'existence :
Ich bin der Beste! (Je suis le meilleur) :
Ceci est une affirmation bien péremptoire. L'emploi de l'indicatif (bin) indique que j'aimerais voir posée cette affirmation comme une réalité objective.
Mais qui est donc l'auteur d'un tel jugement flatteur?
Mein kleiner Sohn meint das!
Je viens d'avouer qu'il ne (s'agit pas d'une réalité objective mais d'un discours rapporté !
L'honnêteté aurait dû m'imposer l'emploi du Konjunktiv I (ou II) pour marquer cette différence :
Mein kleiner Sohn meint, daß ich der Beste sei (..., ich sei der Beste).
(Pour plus de détails sur la formation du Konjunktiv I et II, consultez l'appendice grammatical.)
Le Konjunktiv I est donc le mode du discours rapporté (ainsi que de l'interrogation indirecte :
Er fragt mich, ob ich wirklich der Beste sei).
Lorsque les formes du Konjunktiv I ne sont pas reconnaissables, parce qu'identiques à celles de l'indicatif, on emploiera celles du Konjunktiv II. Bien que celui-ci soit formé à partir d'un temps différent (le prétérit), il n'est qu'un mode (à peine) différent !
Er behauptet immer: „Die Besten verlieren" (Les meilleurs perdent).
Er behauptet immer, daß die Besten (verlieren: Konjunktiv I = indicatif — donc choix du Konjunktiv II :) verlören.

Les Konjunktiv I /  II ne disposent respectivement que de quatre "temps" différents :
présent = (er) verliere I verlöre
passé = habe I hätte verloren
futur = werde I würde verlieren
futur antérieur = werde I würde verloren haben

Pour savoir quel temps il s'agit de choisir, mettez l'énoncé "en direct" :
Er behauptet: „Die Besten verlieren".
— ..., daß die Besten verlieren (I) / verlören (II).
„Die Besten verloren / haben (hatten) verloren".
— ..., daß die Besten verloren haben (I) / hätten (II).
„Die Besten werden verlieren".
--- ..., daß die Besten verlieren werden (I) / würden (II).


Une citation peut prendre plusieurs formes :
— La "transcription" directe :
Er behauptet (2): „Die Besten verlieren immer!" ou „Die Besten verlieren immer", (1) behauptet (2) er.
Intégrée en amont, la citation directe devient le premier élément (1) de la phrase énonciative.

— La citation rapportée sous forme de subordonnée, avec, le cas échéant, l'emploi du Konjunktiv :
Er behauptet, daß die Besten immer verlören (F).

— La "transcription" rapportée :
Er behauptet (2), die Besten verlören (2) immer.
Ici, on a gardé la structure syntaxique plus vivante de la "transcription directe", mais l'absence de guillemets et, le cas échéant, l'emploi du Konjunktiv la désignent comme un "discours rapporté".

Mais les "modes" ne sont plus ce qu'ils étaient !
Les Allemands sont devenus paresseux. Dans la langue de tous les jours, il se contenteront souvent de l'indicatif, surtout, lorsque le verbe énonciatif est au présent :
Er schreibt, daß er kommt - au lieu de komme.
Et ceux qui en font l'effort négligent de plus en plus la distinction fine entre Konjunktiv I et II pour ne plus se servir que des "batteries lourdes" du dernier :
Er schreibt, daß er käme, au lieu de komme (alors que komme se distingue ici parfaitement de l'indicatif kommt)!

L'explication savante selon laquelle le Konjunktiv II exprimerait un jugement plus personnel du "rapporteur" sur le discours de l'autre semble donc largement dépassée.

La fonction principale du Konjunktiv II n'est évidemment pas de suppléer aux défaillances du Konjunktiv I !

Il caractérise les faits, les actes ou les événements dont la réalité est incertaine, voire improbable et qui n'ont d'existence "que dans leur évocation ', dans l'imaginaire :
— L'hypothèse : Das könnte die Erklärung sein! = Cela pourrait (conditionnel) être l'explication !
— La suggestion : Stell dir vor, wie schön das wäre! = Imagine-toi comme cela serait (conditionnel) bien !
— La "presque-réalité" : Beinahe hätte ich ihn nicht gesehen. = J'ai failli ne pas le voir.
— Les projections : An deiner Stelle ginge  ich nicht! - A ta place je n'irais pas (conditionnel) !
— La condition "irréelle" : Wenn er hier wäre (Wäre er hier), wäre es schön! = S'il était (l'imparfait) ici cela serait (conditionnel) si bien.
Wäre er gekommen, hätten wir uns gefreut! = S'il était venu (plus-que-parfait), nous nous serions (conditionnel) réjouis !
— La comparaison "irréelle : Tun wir so, als ob er hier wäre! - Faisons comme s'il était (imparfait) là !
— Le souhait "irréalisable" : Wäre er doch hier! - Si seulement il était (imparfait) ici !

Cette particularité du Konjunktiv II de n'évoquer que l'éventualité d'une réalisation explique sa popularité dans les formules de politesse.
Il transforme en suggestion ce qui pourrait être compris comme un ordre ou une exigence trop pressante :
Grüßen Sie Ihre Frau! — Würden Sie bitte Ihre Gattin grüßen!
Ich muß Sie stören! — Dürfte ich Sie einen Augenblick stören?


Nous avons parlé de la paresse concernant les distinctions entre Konjunktiv I et II.
En fait, la situation est encore bien plus grave : à l'exception du Konjunktiv II de quelques verbes couramment employés (wäre, hätte, müßte, könnte, möchte,...) la forme "bâtarde" : würde + l'infinitif du verbe (initialement la forme du Konjunktiv II du futur) se substitue de plus en plus à la forme originale :
er käme — er würde kommen;
ihr ginget — ihr würdet gehen :
le "vrai" Konjunktiv est une espèce menacée de disparition !
Puisque, malheureusement, vous ne les rencontrerez plus dans "la nature" (sauf à explorer les "réserves de la langue" que sont les œuvres littéraires), nous vous livrons ici quelques-unes des curiosités que vous n'aurez plus à apprendre (mais dont vous pouvez essayer de retrouver l'infinitif!):
er: beföhle - böte - genäse - lüde - hälfe - höbe - schüfe - täte - wärfe - wiese - wüchse...

Si vous vous entêtez à les employer : ne soyez pas surpris qu'on vous corrige! Vos interlocuteurs penseront que vous vous êtes trompé de verbe.

Attention : dorénavant les points des exercices "à trous" ne correspondront plus au nombre de lettres...
 
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